Des manifestants forcent l’annulation d’une conférence de Jean Boulet
La tension était vive vendredi midi au centre-ville de Montréal, si vive que le ministre Jean Boulet, qui devait prendre part à un événement devant des gens d'affaires, y a finalement renoncé. Mécontents du projet de loi 89 visant à limiter la durée des grèves et des lock-out, des centaines de syndiqués ont provoqué un véritable branle-bas de combat devant le Plaza Centre-Ville, à Montréal, ce qui a entraîné l'annulation de la Le ministre du Travail avait été invité par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) pour faire le point sur plusieurs dossiers, dont la modernisation de l'industrie de la construction. Pour faire connaître leur opposition au projet de loi 89, toutefois, neuf organisations syndicales – l’APTS, la CSD, la CSN, la CSQ, la FAE, la FIQ, la FTQ, le SFPQ et le SPGQ – avaient organisé un grand rassemblement de travailleurs devant le Plaza Centre-Ville. Malgré la présence de nombreux policiers, une quinzaine de manifestants, sifflet à la bouche, ont pénétré à l’intérieur de l'édifice en faisant un bruit tonitruant peu de temps avant le début de l'événement. Une personne a ensuite déclenché l’alarme d’incendie. M. Boulet, lui, a quitté les lieux sur recommandation de la Sûreté du Québec (SQ), tout comme sa collègue Chantal Rouleau, responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire. C'est le président de la CCMM, Michel Leblanc qui a annoncé la nouvelle aux convives, qui ont été invités à rester à l'intérieur de la salle réservée pour la tenue de l'événement, le temps que les choses se calment. En 16 ans, c'est la première fois que nous annulons un événement, parce que clairement, les manifestants ont décidé de tout faire, quitte à briser des vitres, à utiliser des gaz lacrymogènes, pour empêcher un échange avec un ministre sur ses intentions et les enjeux du moment. Pour disperser la foule, le Groupe tactique d'intervention (GTI) du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été appelé en renfort. Ses membres ont repoussé les manifestants après qu'une porte vitrée du Plaza Centre-Ville eut été fracassée et qu'un protestataire eut agressé un policier à l'aide d'un objet contondant, a expliqué l'agent Jean-Pierre Brabant. Ni le policier en question ni personne d'autre n'ont été blessés, a assuré le porte-parole du SPVM. Un rapport, cela dit, a été rempli au sujet de cette agression armée et une enquête sera menée dans le but d'en retrouver le coupable, a-t-il indiqué. Les convives, eux, auront été confinés pendant environ une demi-heure. Le reportage de Gabrielle Proulx Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé Une fois la manifestation terminée, les neuf organisations syndicales à l'origine du rassemblement ont publié un communiqué conjoint pour réclamer que le ministre Boulet Le principal intéressé, lui, a déclaré en entrevue à Radio-Canada qu'il avait été Sur le fond, M. Boulet a toutefois réitéré qu'il faut Le ministre Boulet n'a pas pu participer à l'événement auquel il devait prendre part vendredi à Montréal. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel Les consultations particulières au sujet du projet de loi 89 n'ont pas encore commencé que celui-ci rencontre déjà de la résistance auprès non seulement des syndicats mais aussi de l'opposition. Québec solidaire (QS), au premier chef, soupçonne la Coalition avenir Québec (CAQ) de vouloir se venger du secteur public, à l'origine de grèves d'envergure à l'automne 2023. Le projet de loi 89 aurait pour effet de limiter le droit de grève en permettant d'imposer l'arbitrage dans certains cas. La notion de services essentiels serait également redéfinie comme des Avec les informations de La Presse canadiennecauserie
à laquelle devait participer M. Boulet.Une première en 16 ans
Je suis très déçu
, a-t-il confié en mêlée de presse quelques minutes plus tard, d'autant plus qu'il avait justement prévu relayer les préoccupations des syndiqués au cours de l'entretien public qu'il devait avoir avec le ministre Boulet vendredi.
retire
le projet de loi 89, arguant que cette pièce législative représente une menace pour la paix industrielle au Québec.ébranlé un peu
par les événements. Les manifestations, j'ai le plus profond respect [pour ça], a dit le ministre. Ceci dit, il faut le faire dans l'ordre. Et malheureusement, il y a eu un peu de débordements.
considérer davantage les besoins de la population
en cas de grève ou de lock-out, d'où l'importance d'apporter des changements à la législation actuelle.
services assurant le bien-être de la population
dont l'interruption toucherait de manière disproportionnée la sécurité sociale, économique ou environnementale de la population
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